J’incline la tête et l’enfance surgit
des verbes levés face au Nord
le cœur plus gros les poumons plus larges
un hurlement fracasse mes côtes dans cette solitude
la voute du ciel comme une vasque de pur cristal
la horde des animaux bat mon sang
et c’est la musique de nos souffles
coulée de marbre au corps des muscles
la fièvre de mon crâne et celle de mes mains nues
un défi dans la mémoire.